Lysistrata au Ferrailleur, à Nantes (44) [Live report]
Le concert de Lysistrata au Ferrailleur le 29 Novembre 2019
n’était malheureusement que mon troisième du groupe. Après le précédent, en
plein mois de Juin, à la Scène Michelet, élu par moi-même comme mon concert le
plus « haute température », on a failli réitérer l’exploit fin
Novembre tant la salle était bondée !
Lysistrata est un groupe de jeunes prodiges tombés dans le
rock alors qu’ils n’avaient qu’une dizaine d’années. Le groupe est créé alors
qu’ils ne sont encore que des collégiens. On comprend mieux l’alchimie parfaite
entre le batteur-chanteur Ben, le bassiste Max et le guitariste Théo. Malgré
leurs vingtaines tout juste entamées, ces trois-là se connaissent par cœur, et il
n’y a rien de plus appréciable pour le public que de voir un groupe soudé à ce
point ! Je les ai découverts en live en 2017, année où ils ont commencé à
se faire vraiment remarquer, lors de La Tournée des iNOUïS du Printemps de
Bourges. Et je dois dire qu’ils sont de ces groupes qu’il suffit de voir une
fois pour savoir que leurs lives ne nous décevront jamais !
Côté son, le trio joue un rock énervé avec peu de chant,
souvent en harmonie vocale. Le terme rock alternatif résume leur musique, mais
pour être plus précise je dirais que ça s’apparente à du math rock et du
post-rock, une forte empreinte post-hardcore et quelques teintes de pop. Les musiques
durent une éternité et le public est plus vite épuisé que les musiciens. C’est bien
simple, je compare leurs concerts à une course effrénée, entrecoupée de quelques
pauses qui font grimper la tension, et accessoirement reprendre haleine. Cette
course sous tension est parfaitement maîtrisée, et au bout pour le public, l’envie
de repartir pour un nouveau sprint.
Leur précision et leur talent ont conquis le public ce vendredi.
Je ne saurais dire s’il était composé principalement d’admirateurs du groupe ou
d’amateurs de rock venus découvrir. Mais en tout cas les pogos, les applaudissements
et autres signes de satisfaction étaient bien présents durant la petite heure
trente de jeu. Leur présence scénique humble, simple et efficace impose le
respect. Ils me font indéniablement penser au groupe Pneu.

La setlist était composée des
chansons des précédents EP et album, ainsi que du nouvel album Breathe In/Out
sorti en Octobre cette année. Pour vous donner un aperçu du groupe, je vous
conseille « Sugar&Anxiety », titre qui les démarquera pour
emporter le Prix Ricard S.A Live Music en 2017. L’excellente « Asylum »
qui retranscrit parfaitement les sensations du live. Les nouveaux titres « Death by Embarrassment » et « Mourn ». Pour finir le mélancolique « End of the Line ».
Petit bonus : ils joueront en Janvier 2020 au Festival du Schmoul !
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